17 jan
Posted by: Cyril Mourin in: Cadre de Vie, Politique, Transports
La question d’un « grand périphérique » de transport en commun est l’objet de nombreuses études, promesses et discours politiques depuis plusieurs années. Tour à tour sont apparus les projets « Métrophérique » de la RATP, assez proche de la capitale, privilégié par la ville de Paris, la tangentielle de RFF, projet de rocade ferrée plus éloignée en banlieue, et donc le projet « Arc Express », autre projet de métro encerclant la capitale mais à une distance plus grande de celle-ci pour desservir notamment Sarcelles, Clichy-sous-Bois, Montfermeil ou Évry.

La commission permanente du 24 Janvier prochain, sera l’occasion pour Jean-Paul Huchon de lancer la première étape de l’ « Arc Express » en soumettant deux projets d’études. (cf. CP_08-140).
L’un vise à désaturer la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14 dans le XVIIème arrondissement. Cette étude pour laquelle une première affectation de 1.4 millions d’euros est prévue, prendra en compte « la construction d’un tronçon de la rocade Arc Express. Aussi les études veilleront à ce que le prolongement de la ligne 14 reste compatible avec les diverses familles des tracés d’Arc Express(…) »
L’autre projet relève plus directement de l’ « Arc Express », tel que prévu dans le SDRIF arrêté en conseil régional en février 2007. Il s’agira d’apporter « l’éclairage spécifique de deux analyses territoriales plus restreintes, sur le fuseau Sud Est compris entre les RER A et B, et sur le fuseau Nord Ouest, des Hauts-de-Seine à la Seine Saint-Denis. » L’étude, dont la durée est estimée à 1,5 an, permettra de préparer un débat public courant 2009. Un premier subventionnement de 2.8 millions d’€ est proposé pour une étude dont le cout total est estimé à 25,50 M€ (contrat de projet 2008/2013).
Souhaitons que ces études, que pourraient également initier la Ville de Paris conduisent à d’inutiles doublons, voir à des propositions divergentes. Il est bien entendu impensable que deux métros soient financés autour de paris à quelques kilomètres d’écart. Au surplus qu’en l’absence, actuellement, d’une structure telle qu’un « Paris-Métropole », le maire de Paris n’a pas compétence pour décider de l’implantation d’un tel mode de transport, il me semble que le projet de la majorité socialiste gagnerait à se rapprocher de celui du président du Conseil Régional. Je m’appuie pour cela sur le projet de poursuivre les prolongements des lignes de tramway de telle sorte qu’à terme il encerclera entièrement Paris.
Dans le cadre de sa maitrise d’ouvrage de l’étude, le STIF se devra de s’assurer d’œuvrer à un consensus entre les intérêts de la ville de Paris, de ses communes frontalières et les intérêts des communes plus éloignées qui justifient d’un déficit de transport publics et d’un potentiels économique et démographique important.
L’enjeu est colossal pour le quotidien des franciliens et l’attractivité de l’Ile de France, gageons qu’il saura transcender les tensions entre personnes, et entre collectivités, ce alors qu’ils sont loin d’être contradictoires.
Cyril Mourin
Délégué JRG Ile de France
Trésorier JRG
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