Communiqué de presse

Porteur d’ambitions en termes de développement économique, de cohésion sociale, d’équité territoriale et d’optimisation de la performance publique dans les collectivités territoriales franciliennes, le projet de « Grand Paris » est bien malheureusement détourné de ces sujets par Nicolas Sarkozy.

Évoquant cette question lors de sa Conférence de presse du mardi 8 janvier 2007, le président n’a pu s’empêcher d’en faire un objet de basses stratégies partisanes. Le projet d’un « Paris Métropole » mérite bien mieux qu’être un outil au service de la notoriété du Président ou de servir on ne sait trop comment les intérêts de la candidature UMP à la Ville de Paris.

Outre les questions de forme et d’ingérence qu’elle suscite, l’approche de Nicolas Sarkozy traduit par ailleurs une vision bien restreinte de la portée de ce débat. En soumettant à un organisme qui pilote en temps normal des projets de construction (l’EMOC [établissement public de maîtrise d’ouvrage des travaux culturels]), la mission de réaliser un appel d’offre public[1] relativement à la réflexion sur le grand Paris, le président est cohérent avec son idée selon laquelle « la réflexion ne doit pas être engagée d’abord sous l’angle des institutions, de la gouvernance, mais sous l’angle de l’urbanisme(…) »[2]

Au contraire, la mise en place de la « Conférence métropolitaine » en juillet 2006 (élément de renouvellement du dialogue entre Paris et sa banlieue), traduit la volonté réelle de Bertrand Delanoë de poser le débat sur la réforme de la gouvernance de Paris et de sa « couronne » dans des conditions sereines. Il y a là une volonté de penser les modalités d’une mise en cohérence et d’une optimisation de l’action publique des collectivités concernées relativement aux questions de développement économique, de solidarité financière entre territoires, de transports, de développement durable, de politique culturelle, d’accès au logement, etc. La réflexion dépasse très largement le strict champ de l’urbanisme. Il s’agit, autrement dit, d’imaginer «la création d’un cadre institutionnel, partant des élus eux-mêmes, et destiné à répondre concrètement aux grands enjeux qui se posent à notre agglomération»[3].

Parce que ce débat est un espace à investir pour plus de solidarité et plus d’équité entre les franciliens, les Jeunes Radicaux de Gauche demeureront vigilant à ce que le « Grand Paris » ne devienne pas l’objet politicien d’une droite partisane mais bien une perspective au service de l’intérêt général.

Cyril MOURIN, Président des JRG d’Île-de-France

Charles Salmon, Délégué JRG 75 / Richard Jaurais, Délégué JRG 77 / Gabriel Redat Elbekraye, Délégué JRG 78 / Jalal Ouassou, Délégué JRG 91 / Michel Lejeune-Mengwang, Délégué JRG 92 / Maxime Aslan, Délégué JRG 93 / Romain Rocher, Délégué JRG 94 / Eric Kragbe, Délégué JRG 95.


[1] http://www.culture.gouv.fr/culture/marche-public/dic/index-appels.htm
[2] Nicolas Sarkozy – Conférence de presse – 8 janvier 2008
[3] Bertrand Delanoë – Communiqué de presse – 8 janvier 2008

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